Le Brexit n’a pas encore fini son lot de conséquences sur l’économie de la Grande-Bretagne. En effet, la crainte de restrictions sur la vente de voitures diesel est venue faire chuter les ventes de ce modèle dans le royaume. Le fait est que les automobilistes britanniques ne savent plus vraiment quelle posture adopter face à la situation. Dès lors, ils sont tentés, soit d’acheter des véhicules essence pour plus de sécurité, soit de ne rien acheter du tout et d’attendre l’évolution de la situation. Les conséquences sur les ventes de véhicules diésel sont énormes avec une dégringolade de 30%.

Une conséquence immédiate du diéselgate

Avec la mise en avant de l’impact négatif des négociations sur le Brexit, la SMMT met au grand jour les faiblesses de tout un système. En effet, les effets redoutés du Brexit ont entraîné la chute du secteur automobile alors que celui-ci se portait très bien ces dernières années. L’association met aussi en avant les difficultés que rencontrent les véhicules diésel pour trouver acquéreur sur le marché britannique. Leur image a largement souffert du récent scandale des moteurs diésel truqués. Dès lors, la plupart des clients se demandent s’ils ne vont pas être concernés par les nouvelles mesures qui seront mises en places pour limiter les émissions de gaz à effet de serre.
D’ailleurs, la fin des voitures diésel au Royaume-Uni est prévue d’ici 2040.

Les automobilistes gardent leurs anciennes voitures

Avec l’instauration d’une nouvelle taxe sur les véhicules diésel a obligé la plupart des automobilistes à conserver leurs anciennes voitures. Cependant, ce que le gouvernement semble ignorer, c’est que le renouvellement du garage automobile est une solution pour limiter la pollution. Ce qui représente alors une mesure contreproductive qui risque de ne pas produire les effets attendus.

Pas de prime à la casse

C’est une annonce qui a beaucoup déçu les constructeurs automobiles, de même que les automobilistes britanniques. Il n’y aura pas de prime à la casse. Ce qui veut dire que les ventes de voitures diésel vont sans doute continuer à chuter, sauf si les constructeurs parviennent à prolonger leurs programmes de reprise des vieilles voitures. Cependant, ceci n’est pas envisageable jusqu’à la fin de l’année. La SMMT espère surtout un accord avantageux entre Londres et Bruxelles afin de garantir la période de transition. L’objectif, c’est de permettre à cette industrie de s’adapter au nouvel environnement commercial de l’Europe post-brexit.