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HEBDOMADAIRES : ACTUALITÉS


Sommaire
  • L'Express :
  • Le Nouvel Observateur :
  • Le Point : A la une
  • Courrier International
  • Le Vif :
  • Marianne

  • L'Express :

    Site : http://www.lexpress.fr

    • Que fera McCain pendant la tournée mondiale d'Obama? -
      Barack Obama entame la semaine prochaine sa tournée au Proche-Orient et en Europe. Pendant ce temps, John McCain sillonnera les Etats-clefs de la prochaine élection présidentielle. Quelle stratégie sera la plus payante? Réponse en novembre.blank
    • Mort de Lucien Léger, ex-plus ancien détenu de France -
      Libéré en 2005 après 41 ans en réclusion pour le meutre d'un enfant de 11 ans, Lucien Léger a été retrouvé mort à son domicile vendredi 18 juillet.blank
    • Mario vous parle! -
      Augmentez le son et fermez les yeux! En marge de l'E3, le salon mondial des jeux vidéos qui s'est tenu cette semaine à Los Angeles, Charles Martinet, la voix officielle du trés célèbre Mario a accordé quelques minutes à LEXPRESS.fr.blank
    • "Un énorme gâchis" -
      Lundi 21 juillet à 15h30, députés et sénateurs se réunissent en congrès à Versailles pour valider ou rejeter le projet de réforme de la Constitution. Le scrutin devrait se jouer à quelques voix et un vote négatif serait catastrophique pour Nicolas Sarkozy. Etat des forces en présence.blank
    • Les grandes affaires du dopage dans le cyclisme -
      Tout à commencé avec Simpson, en 1967, qui décède pendant une étape du Tour de France après l’absoption massive d’amphétamines. Depuis, EPO, anabolisants et autres hormones de croissance sont passés par-là, avec leurs lots d’affaires qui n’ont cessé d’assombrir l’image d'un sport et de coureurs mythiques. D’Anquetil à Virenque, en passant par Armstrong ou Rasmussen… chronologie du dopage dans le cyclisme.blank
    • Quel visage pour la "future-ex-Belgislavie"? -
      La Belgique sera-t-elle confédérale? Quelques aménagements suffiront-ils pour garder les Belges, quelle que soit leur langue, à l'intérieur des mêmes frontières?blank
    • L'EPO dans tous ses états -
      Avec l'EPO "3e génération", Riccardo Ricco pensait échapper aux contrôles. Analyse de cette nouvelle molécule, repérée jeudi dans les urines du coureur cycliste italien.blank
    • "On trouve toujours de nouveaux tricheurs" -
      Au lendemain de l'exclusion du Tour de France de l'Italien Riccardo Ricco, contrôlé positif à l'EPO, Luca Gialanella, chef de la rubrique cyclisme du quotidien italien "La Gazzetta dello Sport" partage ses doutes sur l'efficacité de la lutte anti-dopage.blank
    • ''Ce n'est pas la fin du pétrole'' -
      Sa moustache d'officier de l'armée des Indes est connue dans le monde - pétrolier - entier. Depuis un an et demi, Christophe de Margerie dirige Total, la quatrième compagnie pétrolière de la planète. Alors que les prix de l'or noir s'envolent, il décrypte ce troisième choc pétrolier, ses dangers et la nouvelle donne mondiale.blank
    • Finances publiques, l'aveu -
      La France pourra-t-elle réduire ses déficits autant qu'elle l'a promis? Les parlementaires en doutent. Le gouvernement s'en remet à la croissance. Une sorte de constat d'impuissance.blank
    • Pour Berlusconi, la crise des déchets est terminée -
      Enfin presque... car le problème est loin d'être réglé. Mais Silvio Berlusconi va tout de même proclamer la fin de la crise des déchets, à Naples ce vendredi, lors d'un Conseil des ministres organisé sur place.blank
    • Les blogueurs réagissent à la suppression des avantages -
      Les syndicats d'Air France se mobilisent pour préserver les avantages en nature dont bénéficient quelque 70 000 salariés du groupe, alors que l'Urssaf envisage de les remettre en cause. L'Express.fr a sondé les réactions de la blogosphère.blank
    • Le voeu de silence de DSK -
      Tout à son rôle de patron du FMI, Dominique Strauss-Kahn s'abstient du moindre commentaire politique. Ce contrôle est à la mesure de ses ambitions... Démonstration lors d'une brève visite en Ukraine.blank
    • La spirale infernale -
      Où s'arrêtera la flambée des cours du brut ? La spéculation n'explique pas tout. Alors que les prix ont encore augmenté de 50 % depuis le début de l'année, le marché s'interroge sur la capacité des producteurs à satisfaire la demande. Des craintes exacerbées par les tensions géopolitiques.blank
    • Que vaut l?iPhone 3G? -
      Il est disponible depuis 24 heures en France. On l’a testé, on a regardé ce que les autres en pensent: notre verdict.blank
    • Giuly bizuté par les Ultras du PSG? -
      Des supporters du Paris Saint-Germain veulent s'inviter à la conférence de presse que donnera Ludovic Giuly au Parc des Princes pour son arrivée dans le club parisien.blank
    • De nouveaux rejets radioactifs chez Areva -
      Des rejets d'effluents radioactifs ont été constatés dans une usine exploitée par une filiale d'Areva à Romans-sur-Isère, dans la Drôme. L'autorité de sûreté nucléaire considère qu'ils sont "sans impacts sur l'environnement".blank
    • Des vacanciers médusés -
      La méduse, cauchemar du baigneur, menace la Côte d'Azur. Et la situation risque d'empirer... Les explications de Delphine Thibault-Botha, du Centre d'Océanologie de l'Université de la Méditerranée, à Marseille.blank
    • La France comptait 13,2% de pauvres en 2006 -
      7,9 millions de personnes vivaient en dessous du seuil de pauvreté en France en 2006, avec un niveau de vie inférieur à 880 euros par mois, selon une étude de l'Insee.blank
    • Michèle Pierre-Louis nommée Premier Ministre -
      Les députés haïtiens ont ratifié jeudi la désignation de Michèle Pierre-Louis comme nouveau Premier ministre, un choix qui pourrait mettre fin à plus de trois mois de crise politique dans le pays, mais qui doit encore être confirmé par le Sénat.blank
    • Tricastin: Areva reconnaît des erreurs -
      Le groupe nucléaire Areva a reconnu jeudi que des dysfonctionnements internes avaient conduit à une fuite d'uranium à l'usine Socatri située sur le site du Tricastin il y a dix jours et a décidé de remplacer le directeur de l'usine.blank
    • "L'offre raisonnable d'emploi" votée à l'Assemblée -
      L'Assemblée a adopté dans la nuit de jeudi à vendredi le projet de loi sur les "droits et devoirs des demandeurs d'emploi", prévoyant la radiation d'un chômeur qui refuserait deux "offres raisonnables d'emploi".blank
    • Nelson Mandela fête ses 90 ans -
      L'icône mondiale qu'est Nelson Mandela célèbre ce vendredi son 90e anniversaire fort d'une popularité inébranlable, fruit de sa lutte infatigable contre l'apartheid en Afrique du Sud. Retour sur son parcours, avec des archives INA.blank
    • Le roi des Belges refuse la démission du Premier ministre -
      Albert II a refusé jeudi soir la démission d'Yves Leterme et chargé trois personnalités politiques de rechercher une issue à l'impasse dans laquelle se trouve le pays.blank
    • Le roi des Belges refuse la démission du Premier ministre -
      Albert II a refusé jeudi soir la démission d'Yves Leterme et chargé trois personnalités politiques de rechercher une issue à l'impasse dans laquelle se trouve le pays.blank




    Le Nouvel Observateur :

    Site : http://www.nouvelobs.com





    Le Point : A la une

    Site : http://www.lepoint.fr





    Courrier International

    Site : http://www.courrierinternational.co





    Le Vif :

    Site : http://www.levif.be

    • La Commission européenne veut libérer un milliard pour l'agriculture du sud - 18/07/2008
      L'Union européenne souhaite aider les pays du sud à développer leur agriculture, pour contrecarrer la flambée de prix de ces derniers mois.
    • Les Etats-Unis annulent des essais sur un vaccin antisida - 18/07/2008
      Le vaccin antisida PAVE 100 ne sera pas testé au niveau international. Un test plus restreint et plus ciblé pourrait néanmoins être envisagé.
    • Belgacom se lance dans le paiement de parking par SMS - 18/07/2008
      Belgacom annonce le rachat de Mobile-for, une société qui a mis au point un système de paiement de parking par SMS déjà utilisé dans 7 villes en Belgique.
    • Le décret réussite ne convainc pas la Fédération des étudiants francophones. - 18/07/2008
      Le parlement de la Communauté française a voté ce vendredi le décret réussite. La Fédération des étudiants francophones parle de ce décret comme d'un « triste manque d'inspiration ».
    • Stijn Devolder renonce aux Jeux Olympiques - 18/07/2008
      Le coureur belge Stijn Devloder ne se rendra pas à Pékin. Il est trop fatigué.
    • JMJ de Sydney : le pape s'inquiète de la crise anglicane - 18/07/2008
      Avant d'ouvrir le chemin de croix ce vendredi à Sydney, le pape s'est déclaré préoccupé par la crise que traverse l'église anglicane.
    • Vive la Belgique de papa ! - 18/07/2008
      D'accord, le 21 juillet, c'est la fête nationale. Fallait-il pour autant nommer Raymond Langendries (CDH) et, surtout, François-Xavier de Donnéa (MR), deux icônes de la « Belgique de papa », parmi les trois médiateurs. Le Palais ne sait plus à quel saint se vouer. Une seule chose est sûre : tout le monde a besoin de vacances.
    • Ingrid Betancourt a rencontré la chanteuse Shakira - 18/07/2008
      La chanteuse colombienne Shakira s'est rendue à Paris ce mercredi pour rencontrer l'ex-otage franco-colombienne Ingrid Betancourt.
    • Consommation: faire son marché dans les poubelles - 18/07/2008
      Supermarchés, restauration rapide, boulangeries, gares, aéroports... rejettent chaque jour des tonnes d'aliments. Un trésor que certains n'hésitent pas à récupérer. On les appelle les freegans. Leur credo : sus à la surconsommation !
    • Nouvelle fuite nucléaire en France - 18/07/2008
      Une fuite a eu lieu cette nuit dans une usine Areva, à Romans-sur-Isère. Les produits dispersés ne sont pas dangereux pour l'environnement. Il s'agit cependant de la deuxième fuite nucléaire en deux semaines en France.
    • Fortis: Maurice Lippens sur la corde raide - 18/07/2008
      Pour apaiser les marchés et les actionnaires de Fortis, son patron, Jean-Paul Votron, est poussé vers la sortie. Mais son départ ne semble pas suffire : le président Maurice Lippens reste en grand danger.
    • L'évêque Léonard : les francophones doivent abandonner leur complexe de supériorité - 18/07/2008
      Monseigneur Léonard, évêque de Namur, appelle les francophones à laisser de côté leurs préjugés linguistiques et à s'intéresser un peu plus à la culture flamande.
    • Des données de clients Fortis sur le Net - 18/07/2008
      Les données de plusieurs clients néerlandais de Fortis, dont leur situation financière, se sont retrouvées sur internet ces derniers jours. Le site Z24 a ainsi pu mettre en ligne des données confidentielles (rendues anonymes) et une présentation réalisée par la banque, indique vendredi le Financieele Dagblad.
    • Les Européens dépensent sans compter en Floride - 18/07/2008
      Les touristes européens déferlent sur la côté est des Etats-Unis. Le dollar bas leur fait faire des folies. Ce qui est bon pour l'économie de la Floride, mal en point.
    • Dopage : Riccardo Ricco reste en garde à vue - 18/07/2008
      Le coureur italien Riccardo Ricco, convaincu de dopage sur le Tour de France, était toujours entendu en garde à vue par les gendarmes jeudi soir, tandis que son équipe Saunier-Duval, qui s'est retirée de la course, fait l'objet de soupçons de dopage organisé.
    • Ex-CCC : Bertrand Sassoye s'explique - 18/07/2008
      Les photos d'identité de Bertrand Sassoye, dont la découverte dans une cache du parti communiste politico-militaire (PCPM) italien serait à l'origine de l'arrestation de l'ex-membre des Cellules communistes combattantes (CCC), "n'ont pas été faites pour être remises au PCPM", explique Bertrand Sassoye dans une interview accordée au Soir depuis la prison de Forest, où il reste détenu.
    • Leterme reconduit : les trois médiateurs royaux ont quinze jours pour sortir de la crise - 18/07/2008
      Albert II refuse la démission du gouvernement et nomme trois médiateurs pour renouer le dialogue. Deux francophones et un germanophone.
    • La foule aux Francofolies de Spa - 18/07/2008
      Le public a répondu présent dès les premières heures des Francofolies de Spa, qui déroulent dans la ville d'eau du 17 au 21 juillet.
    • Les multiples facettes du "guérilla marketing" - 18/07/2008
      Comme le montre le diaporama suivant, le "guérilla marketing" peut prendre différentes formes qui en surprendront plus d'un. Comme quoi même avec un petit budget, il est possible de réaliser des campagnes créatives qui font mouche à chaque fois.
    • Grève des sans-papiers : les communes déclinent toute responsabilité - 18/07/2008
      Les grèves de la faim et de la soif se multiplient sur le territoire belge. Certaines communes, touchées par le phénomène, ont fait savoir qu'elles rejetaient toute responsabilité en cas d'accident sur le plan humanitaire et médical.




    Marianne

    Site : http://www.marianne-en-ligne.fr

    • «Il ne faut toucher aux lois que la main tremblante» - 19/07/2008
      Par Roland Hureaux. Comment Sarkozy remplit les conditions de sa non-reélection. Analyse critique d'une réforme inutile et absurde.
      «Il ne faut toucher aux lois que la main tremblante»
      Il y a eu de Gaulle, le fondateur de la Ve République, il faut qu'il y ait Sarkozy le refondateur.
      Nicolas Sarkozy ne saurait se contenter d'être le sixième président de la Ve République, il veut accéder à la dignité de fondateur, être un Solon, un Washington, un de Gaulle.
      En modifiant près de la moitié des articles de la constitution actuelle, sous le prétexte de la «moderniser», telle est l'ambition que notre président affiche.
      A l'heure où nous écrivons, il n'est pas encore sûr qu'il y parvienne. Les socialistes ayant l'heureuse idée de refuser en bloc la révision, il aura du mal à obtenir la majorité des 3/5 du Congrès pour peu que les députés de la majorité réticents, en sus de Nicolas Dupont-Aignan, aient le courage de voter non et pas seulement de s'abstenir.
      Pour faire passer sa réforme, Sarkozy téléphone à tour de bras et reçoit à l'Elysée un à un lerécalcitrants. Ce faisant il aura un bon entrainement pour la suite : c'est ce qu'il devra faire désormais, si la révision est adoptée quand il voudra faire adopter une politique.
      C'est ce à quoi s'usent depuis longtemps déjà les présidents des Etats-Unis quand ils veulent surmonter les réticences des congressistes à leurs projets et encore pas toujours avec succès : ainsi Clinton ne réussit jamais à faire adopter son projet de sécurité sociale.

      Retour à la IV° ou américanisation ?

      Car s'il y a une idée derrière le projet de révision – en dehors de celle de changer pour changer - , c'est bien de se rapprocher de la constitution des Etats-Unis. On ne va pas encore jusqu'à abolir la fonction de premier ministre mais entre un président toujours aussi monarchique – plus à cause du quinquennat que de la constitution originelle d'ailleurs ! – et un parlement aux pouvoir élargis, la marge de manœuvre du gouvernement se trouvera singulièrement rétrécie.
      Il ne pourra pas faire discuter tels quels ses projets de loi : seront débattus en séance plénière les projets déjà retravaillés - et éventuellement dénaturés – par les commissions. Il perdra la maîtrise d'une partie de l'ordre du jour et ne disposera plus qu'à très petite dose de la possibilité du vote bloqué (le fameux article 49-3). Désormais libres de redevenir députés, les ministres pourront démissionner sur un coup de tête, comme sous la IVe République.
      Singulier président qui, plein d'ardeur pour faire «bouger» la France, au point de saturer plus que jamais le Parlement de projets plus ou moins réfléchis, veut couper les mains de son gouvernement et donc aussi les siennes propres. Celà, alors même que le gouvernement français est déjà, parmi ceux des grandes démocraties occidentales, l'un de ceux qui doivent vaincre le plus d'obstacles (Sénat, Conseil constitutionnel, sans compter la rue ) pour mener à leur terme ses projet de réforme, bien plus qu'au Royaume-Uni par exemple.

      L'Ombudsan remplace le Médiateur
      Sans doute Sarkozy s'imagine-t-il s'en tirer en négociant au coup par coup, par-dessus le premier ministre, avec les principales personnalités de la majorité, comme il le fait d'ailleurs déjà. Organisant le désordre institutionnel, il compte cependant demeurer plus que jamais au centre du système.
      Le reste du projet de révision est un pot-pourri des idées, bonnes ou mauvaises, qui traînent depuis de nombreuses années dans les sphères où se prennent les décisions , comme l'idée du quinquennat traînait jusqu'à ce qu'on finisse par y venir. Ces idées ont presque toutes l'effet de compliquer les procédures : intervention du parlement dans les nominations (encore le modèle américain !) , saisine du conseil constitutionnel par les justiciables, réforme du Conseil supérieur de la magistrature qui aboutit à mettre le corps judiciaire en autogestion, institution d'un Ombudsan (on croyait qu'il y avait déjà le médiateur !), reconnaissance des langues régionales etc. Seul changement d'une utilité incontestable : la nécessité de faire approuver les interventions militaires extérieures par le parlement.
      Parmi ces idées, il en est une parfaitement inutile : celle d'interdire plus de deux mandats présidentiels consécutifs. Inutile car qui ne voit que le président de la république ne peut désormais plus être réélu, même une fois ? Dans un pays versatile où le désir de changement s'exprime si facilement, le quinquennat a déjà ôté au chef de l'Etat la possibilité de se refaire une virginité au travers de la cohabitation (sans cela ni Mitterrand, ni Chirac n'eussent jamais été réélus). En dévalorisant la fonction de premier ministre, le président se prive en outre d'un indispensable fusible qui seul permettait à ses prédécesseurs de tenir sur la durée.
      Singulier président qui s'applique avec tant de soin à réunir les conditions de sa non réélection !
      Il est une maxime de Montesquieu dont on a oublié de s'inspirer et qui s'applique au carré aux constitutions : «Il ne faut toucher aux lois que la main tremblante». Il en est une autre , du général de Gaulle, qui peut servir de mot de la fin : « en aucun temps et dans aucun domaine, ce que l'infirmité du chef a, en soi, d'irrémédiable, ne saurait être compensé par la valeur de l'institution . »


      Les deux vices de la Constitution

      La réforme constitutionnelle en cours de discussion a deux vices majeurs :
      - elle semble inspirée de la volonté de changer pour changer sans que l'on soit sûr que le fonctionnement des institutions en sera amélioré. A fortiori s'agissant d'une loi constitutionnelle qui à force d'être modifiée dans tous le sens verra son autorité s'affaiblir. En outre, beaucoup de changements insuffisamment réfléchis vont à l'inverse du but recherché : par exemple le quinquennat qui, lui aussi, voulait moderniser nos institutions a abouti à affaiblir le parlement, ce que personne ne recherchait.
      - elle est sous-tendue par l'idée qu'il faut se rapprocher du modèle américain : un président fort à côté d'un parlement, médiateurparlement relativement autonome. On ne va pas encore jusqu'à supprimer le premier ministre mais c'est là la direction.
      C'est méconnaitre ce qui se passe aux Etats-Unis où le système marche mal : incapacité à contrôler la dépense publique, impuissance du président à opérer des réformes en profondeur (ex : Clinton et la Sécurité sociale), perte de temps en négociations permanentes. Néanmoins parce que pour eux la Constitution est sacrée, par respect pour le pacte fondateur, les Américains ne changent pas pour autant leur constitution à tout va.

      Quant au fond, bien peu des 25 modifications sont défendables :

      Deux points majeurs :

      1. N'est-il pas étonnant qu'un gouvernement qui se veut ardent réformateur complique la procédure parlementaire, déjà beaucoup plus complexe que par exemple au Royaume-Uni, et se prive d'une partie des moyens de réaliser son programme (article 49-3 etc.).
      On ne peut qu'approuver l'idée de donner plus de place aux propositions de loi dans l'ordre du jour. Mais qu'est-ce qui empêche le gouvernement actuel de le faire sans même réformer la Constitution ? : au lieu de cela, il engorge l'ordre du jour avec des projets de réformes tout azimut et laisse encore moins de place aux initiatives parlementaires.
      Si en même temps on permet aux ministres de retrouver leur place au Parlement quand ils cessent de l'être, c'est la voie ouverte au retour de l'instabilité ministérielle telle qu'on l'a connue sous la IV République.

      2. Comme il advient dans la plupart des réformes que nous faisons depuis trente ans, les procédures sont encore compliquées alors qu'il faudrait les simplifier : non seulement la procédure parlementaire mais aussi et surtout la procédure judiciaire qui va se trouver considérablement ralentie (au détriment des petits justiciables) par la possibilité ouverte aux justiciables d'invoquer l'exception d'inconstitutionnalité ainsi que la procédure de nomination aux hauts emplois
      L'approbation parlementaire de certaines nominations, elle-aussi inspiré par les Etats- Unis, conduira les candidats aux grands emplois de l'Etat à faire campagne dans les couloirs des Assemblées , ce qui n'est pas dans les habitudes françaises. Pourquoi ne pas faire confiance au président pour qu'il ne fasse pas des nominations contestables ou fantaisistes ?

      Ces verrous sont-ils vraiment utiles ? Nous savons en effet que « en aucun temps et dans aucun domaine, ce que l'infirmité du chef a, en soi, d'irrémédiable, ne saurait être compensé par la valeur de l'institution » ( Charles de Gaulle).

      D'autres dispositions sont dangereuses :

      - la réforme du Conseil Supérieur de la Magistrature qui met le corps judiciaire en autogestion au moment où ses décisions sont de plus en plus critiquées par le public;
      - les règles d'élargissement de l'UE qui permettent l'entrée de la Turquie sans référendum
      - la reconnaissance des langues régionales, apparemment inoffensive à l'article 75, mais porte ouverte à la «Charte européenne des langues régionales» qui, elle, est dangereuse.


      Beaucoup sont inutiles :

      - l'interdiction de plus de deux mandats présidentiels;
      - la limitation du nombre de ministres;
      - l'encadrement de l'article 16;
      - l'élection de députés des français de l'étranger;]code
      - le droit de résolution de l'Assemblée Nationale;
      - le droit pour le Président de la République de parler aux assemblées;
      - le défenseur des droits du citoyen (alors que le médiateur existe déjà)

      Ne sont vraiment de bonnes idées que :

      - l'instauration d'un régime d' autorisation parlementaire des opérations extérieures
      - le pouvoir pour les présidents des assemblées de saisir le Conseil d'Etat pour avis
      - la référence à la francophonie introduite par l'Assemblée nationale.

      C'est bien peu à côté de tant d'innovations dangereuses.



    • Charlie, Siné, Val, grosse fatigue... - 19/07/2008
      Retour sur une tempête médiatique dans un verre d'eau satirique. Marianne2.fr vous propose de voter sur le politiquement correct.
      Charlie, Siné, Val, grosse fatigue...
      L'affaire Siné a pris d'incroyables proportions. L'article publié sur Rue89 jeudi 17 juillet a été vu par plus de 65 000 internautes. Les trois articles publiés par Marianne2 sur le sujet (1), qui ont provoqué plus de 100 000 visites, ont suscité plus d'un millier de commentaires. La plainte de Siné contre le journaliste Claude Askolovitch, qui a dénoncé l'article de SIné comme antisémite sur RTL, excite tout le monde. Les médias, toujours avides de polémiques, même vaines, sont en train de transformer Siné en une victime d'une nouvelle intolérance, et on l'entend éructer sur les ondes. Une pétition en sa défense circule sur le Net. Guy Bedos, barde du politiquement correct de gauche, s'est déclaré solidaire. On attend, à l'inverse, un texte de BHL pro-Val… Bref, un articulet sur un sujet people – la liaison entre Jean Sarkozy et la fille Darty – est en train de ressusciter une passion française.
      Disons le nettement : avec l'affaire Siné, nous pataugeons dans le simulacre, voire le ridicule. Et, tant qu'il est encore possible – pour combien de temps ? – de n'être ni pro-Siné ni pro-Val, je souhaiterais expliquer pourquoi.

      Juifs paranoïaques contre gauche victimaire
      Le passage incriminé de Siné, comme l'a écrit ici même Anna Borrel, a d'incontestables relents antisémites. Non parce qu'il moque la conversion supposée de Jean Sarkozy au judaïsme, mais parce qu'il décrit un monde où le statut d'Arabe ferait forcément de vous un malheureux et celui de Juif forcément un homme riche et puissant. Alors que certains Arabes sont propriétaires d'hôtels sur la Côte d'Azur tandis que certains Juifs de Sarcelles sont des prolétaires ou des chômeurs.
      Bien sûr, Siné se récriera contre une telle interprétation. Il dira qu'il a combattu sa vie durant tous les racismes et, plus encore, contre toutes les religions. Ses amis proclament qu'il est tout sauf antisémite.
      C'est tout le paradoxe de cette affaire : Siné a sans doute tenu des propos à connotations antisémites sans être forcément lui-même antisémite, même s'il a pu, selon l'avocat William Goldnadel, avoir été condamné au début des années 1980, pour des propos tenus sur la radio Carbone 14 lors d'un procès intenté par la Licra et une association juive.
      Siné comme certains intellectuels, y compris juifs dans certains cas, assimilent le fait d'être de gauche à celui d'être aux côtés des victimes. Hier victimes, les Juifs seraient devenus oppresseurs. Ils dirigent un état armé et puissant au Proche Orient. Ils occupent des positions intellectuelles, économiques ou médiatiques avantageuses en France ; l'homme de gauche du XXI° siècle devrait donc être solidaire des Palestiniens et des Arabes pour rester fidèle à l'engagement contre l'antisémtisme des années 1930. Voil