Plus de 21 % des Français avaient plus de 65 ans en 2024, et cette proportion pourrait avoisiner 30 % d’ici 2070. Dans ce contexte, les services à la personne s’imposent comme une réponse concrète à un besoin qui ne fait que croître. Le secteur, fort de 22,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2024 et de 82 776 organismes recensés au 1er janvier 2025, n’est plus un marché de niche.
Un secteur massif, porté par la demande des familles et des seniors
L’aide à domicile recouvre des réalités très diverses : ménage, repassage, garde d’enfants, accompagnement des personnes âgées ou handicapées, jardinage, petits travaux, courses. En 2024, le secteur a totalisé 884 millions d’heures travaillées, réparties entre plus d’un million de salariés. L’entretien du logement représente à lui seul 7,5 milliards d’euros, devant la garde d’enfants (3,7 milliards) et l’aide aux personnes dépendantes (2,9 milliards).
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La demande pour le maintien à domicile des seniors progresse d’environ 7 % par an jusqu’en 2028. Ce rythme s’explique en partie par une réalité économique simple : maintenir une personne âgée à son domicile coûte 2,8 fois moins cher qu’un placement en établissement. Pour les familles qui cherchent un prestataire fiable, le Centre Services constitue un exemple de réseau ancré localement, présent dans plus de 157 agences réparties sur tout le territoire.
Le crédit d’impôt change vraiment la donne
L’un des freins les plus courants reste le coût perçu. Pourtant, un dispositif fiscal méconnu réduit considérablement la note réelle : le crédit d’impôt pour emploi à domicile permet de déduire 50 % des dépenses engagées, dans la limite de 12 000 euros annuels. Contrairement à une réduction d’impôt classique, il s’applique même aux foyers non imposables. En janvier 2025, 9 millions de foyers ont ainsi reçu un acompte représentant en moyenne 639 euros chacun.
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Depuis janvier 2022, un dispositif complémentaire simplifie encore les choses : l’avance immédiate de crédit d’impôt, proposée par l’Urssaf, permet de ne payer que 50 % de chaque facture directement, sans attendre le remboursement lors de la déclaration annuelle. Gratuit et optionnel, ce mécanisme lève un obstacle psychologique réel pour beaucoup de familles hésitantes.
La loi « Bien Vieillir » : des avancées réelles, des attentes qui persistent
Adoptée le 8 avril 2024, la loi « Bien Vieillir » a introduit plusieurs mesures concrètes pour structurer le secteur. Une carte professionnelle a été mise en place à compter du 1er janvier 2025 pour les intervenants à domicile auprès des personnes âgées et handicapées, sous condition de certification ou de trois ans d’expérience. Dix départements sont autorisés à expérimenter une tarification forfaitaire (plutôt qu’horaire) jusqu’à fin 2026, ce qui pourrait simplifier la relation entre prestataires et bénéficiaires.
Ces avancées sont saluées, mais certains acteurs de terrain, dont l’Union nationale de l’aide aux domiciles, estiment qu’elles restent insuffisantes face aux difficultés d’attractivité du secteur. 55 % des Français considèrent d’ailleurs que les professionnels concernés ne sont pas suffisamment reconnus. La transformation du métier prendra du temps, mais les signaux structurels restent favorables.
Pour ceux qui envisagent de recourir à un service d’aide à domicile, les dispositifs fiscaux actuels et la densification du maillage territorial rendent le passage à l’acte plus accessible qu’il n’y paraît.


