En 2026, onze jours fériés légaux rythment le calendrier des salariés français. Plusieurs tombent un jeudi ou un vendredi, ce qui ouvre des possibilités de ponts et de week-ends prolongés. Mais entre le droit au repos, le maintien de salaire et le calcul des jours de RTT, les règles varient selon votre statut, votre convention collective et les décisions de votre employeur. Voici ce qu’il faut retenir pour organiser votre année.
Journée de solidarité 2026 : le piège du lundi de Pentecôte
Vous avez déjà remarqué que le lundi de Pentecôte apparaît dans la liste des jours fériés, mais que votre entreprise vous demande quand même de travailler ce jour-là ? C’est lié à la journée de solidarité.
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En 2026, le lundi de Pentecôte tombe le 25 mai. Il reste un jour férié au sens du Code du travail. La journée de solidarité, elle, est un dispositif distinct : une journée de travail supplémentaire non rémunérée, dont le produit finance l’autonomie des personnes âgées et handicapées.
La confusion vient du fait que beaucoup d’entreprises fixent cette journée de solidarité le lundi de Pentecôte. Résultat : le 25 mai 2026 peut être travaillé sans majoration de salaire si votre accord d’entreprise ou de branche le prévoit. Ce n’est pas automatique. Certaines entreprises choisissent un autre jour, ou suppriment un jour de RTT à la place.
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Vérifiez votre convention collective ou votre accord d’entreprise pour savoir quelle modalité s’applique chez vous. Si aucun texte ne le précise, c’est l’employeur qui décide, après consultation du comité social et économique (CSE).

Jours fériés 2026 : dates et jours de la semaine
Le positionnement des jours fériés dans la semaine change tout pour organiser vos congés. Voici le calendrier complet pour 2026.
| Jour férié | Date | Jour |
|---|---|---|
| Jour de l’An | 1er janvier | Jeudi |
| Lundi de Pâques | 6 avril | Lundi |
| Fête du Travail | 1er mai | Vendredi |
| Victoire 1945 | 8 mai | Vendredi |
| Ascension | 14 mai | Jeudi |
| Lundi de Pentecôte | 25 mai | Lundi |
| Fête nationale | 14 juillet | Mardi |
| Assomption | 15 août | Samedi |
| Toussaint | 1er novembre | Dimanche |
| Armistice 1918 | 11 novembre | Mercredi |
| Noël | 25 décembre | Vendredi |
Les vendredis 1er mai, 8 mai et 25 décembre créent des week-ends de trois jours sans poser de congé. Les jeudis (1er janvier, Ascension) ouvrent la possibilité d’un pont le vendredi, moyennant un seul jour de congé ou de RTT.
L’Assomption (samedi) et la Toussaint (dimanche) tombent sur le week-end. Un jour férié sur un samedi ou un dimanche n’ouvre aucun droit à récupération, sauf disposition contraire de votre convention collective. C’est un point que beaucoup de salariés ignorent.
Ponts 2026 : quels jours poser pour maximiser les repos
Pour transformer un jour férié en vrai break, le pont reste la meilleure stratégie. L’employeur peut décider d’accorder un pont à l’ensemble de l’entreprise, mais il peut aussi le refuser. Rien dans le Code du travail n’oblige un employeur à accorder un pont.
Les meilleures opportunités de ponts en 2026 :
- Vendredi 2 janvier : posez un jour après le Jour de l’An (jeudi 1er) pour obtenir quatre jours consécutifs
- Vendredi 15 mai : le lendemain de l’Ascension (jeudi 14 mai), un classique qui donne un week-end de quatre jours
- Lundi 13 juillet : la veille de la Fête nationale (mardi 14 juillet), pour un week-end de quatre jours également
Le pont de l’Ascension est le plus courant en entreprise. Certains accords collectifs le prévoient comme chômé par défaut. Si votre employeur impose le pont, les heures non travaillées peuvent être récupérées sur d’autres jours, selon les modalités fixées par accord ou décision unilatérale.
Forfait jours 2026 : calcul des jours de repos
Si vous êtes au forfait 218 jours, le nombre de jours fériés tombant en semaine détermine directement vos jours de repos annuels. Attention : on parle bien de jours de repos (JRS), pas de RTT au sens strict. La distinction a des conséquences sur le report et le rachat de ces jours.
La formule de calcul pour 2026
On part du nombre total de jours dans l’année, puis on retire les week-ends, les congés payés, les jours fériés tombant un jour ouvré, et le forfait lui-même. Ce qui reste, ce sont vos jours de repos.
Pour 2026 : 365 jours, moins 104 jours de week-end, moins 25 jours de congés payés, moins 9 jours fériés tombant un jour ouvré, moins 218 jours de forfait. Le résultat donne 9 jours de repos pour un forfait 218 jours en 2026.
C’est un jour de plus qu’en 2025, où le calcul donnait 8 jours. La variation s’explique uniquement par le positionnement des jours fériés dans la semaine.
Rachat des jours de repos : encore possible en 2026
Le dispositif de rachat des jours de RTT (ou JRS) permet aux salariés de se faire payer certains jours de repos au lieu de les prendre. Ce mécanisme reste ouvert jusqu’au 31 décembre 2026, sous conditions. Le rachat se fait avec l’accord de l’employeur et donne lieu à une majoration de salaire.
Concrètement, si vous préférez un complément de rémunération à un jour de congé supplémentaire, cette option mérite d’être étudiée avant la fin de l’année. Renseignez-vous auprès de votre service RH sur les modalités applicables dans votre entreprise.

Droits des salariés : repos, rémunération et 1er mai
Tous les jours fériés ne fonctionnent pas de la même manière. Le 1er mai est le seul jour férié où le repos est obligatoire pour tous les salariés, sauf dans les établissements qui ne peuvent pas interrompre leur activité (hôpitaux, transports, hôtellerie). Si vous travaillez le 1er mai, votre salaire est doublé pour cette journée.
Pour les dix autres jours fériés, le Code du travail ne garantit pas automatiquement le repos. C’est la convention collective, l’accord d’entreprise ou l’usage dans votre société qui détermine si ces jours sont chômés ou travaillés.
Un point souvent mal compris : lorsqu’un jour férié est chômé, le salarié ne subit aucune perte de salaire. Le maintien de rémunération est garanti par le Code du travail, à condition d’avoir au moins trois mois d’ancienneté dans l’entreprise.
Le calendrier 2026 offre une année plutôt favorable, avec plusieurs jours fériés positionnés en fin de semaine. Reste à vérifier, convention collective en main, quels jours sont effectivement chômés chez votre employeur, et à anticiper vos demandes de congés pour les ponts stratégiques de mai et juillet.


